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Aimer, c'est savoir dire "Je t'aime" sans parler.

Aimer, c'est savoir dire "Je t'aime" sans parler.
Bien évidemment, quand je refais le tour, tu es là. Mon amour, ma Manon. On a jamais vraiment su d'où ça venait, jamais vraiment su comment c'est arrivé, jamais vraiment su jusqu'où on ira, ni ce qu'on fera. Mais on est là, ensemble. Et je t'aime, je t'aime, même quand tu ne m'écoutes jamais. J'aime quand tu te mets en mode Tapeun'. J'aime j'aime. Je ne te promets rien tu sais, j'oublierais surement nos premiers rires, nos premiers pleurs, pour des gens qui n'en valaient finalement pas la peine, je te le promets, ne regrette rien, vraiment rien. J'oublierais peut-être nos journées passés sur msn à parler de tout et n'importe quoi. Plus tard, dans 4, 7, 15 ans, j'oublierais peut-être nos heures et nos jours au téléphone, à refaire le monde. Je n'espère pas, mais j'oublierais peut-être nos sms tard le soir, si longs, si longs. Et aussi, les voeux, ensemble, à minuit, a nos fenêtres, en regardant les étoiles. Tu sais, j'oublierais sûrement certains de nos calins, certaines de nos heures passées dehors, certains de nos délires, certains de nos sourires. Je les garde, en cet instant, dans ma tête, et elle est remplie de nous. De tout, de nos rires, de nos histoires, de nos cigarettes, de nos soirées dehors, de nos nuits, de tes réveils à me regarder avec un grand sourire et nos têtes du matin, de nos conversations la nuit à la fenêtre de Marie. De George le hamster (et ton mari), ton frère le petit, ta soeur le champignon, de notre philosophie sur les chiens homos, de nos sondages chez les sixièmes et de nos peurs le soir dans Lambesc. De moi, te parlant pendant des heures. De toi, me parlant pendant des heures. Du téléphone, de "Allomovies". Ma tête est remplie de ce calin, en plein milieu de la cour, sans personne autour, et toi courant vers moi en criant. De tes sales délires, de tes fous rires, de toi quand tu me soules, quand j'en peux plus de ta gueule. Mais surtout de toi quand tu m'attends a cinq heures devant le bus, juste pour me dire aurevoir avant de partir. De tes coups de culs, et que je m'étouffe à chaque fois. De nos " Prends ma cigarette !" quand on croise des gens. De nos heures le matin avant les cours aux poubelles. De nos chorées de Pussycat Dolls devant les grilles du collège, de nos courses sur les passages cloutés. De l'espace qu'il y a entre ta peau et ton tee-shirt ;) . De tes pompes par terre avec moi, du chien dans la rue, de tes crises de parano devant une maison, de ta barette perdue chez Marion, de ton dos sur lequel j'aime monter. Remplie de Carnivore et Poêle à cuire, de patates et de frites. De toutes tes histoires à dormir debout, et de mes non-jugements quand tu me racontes certaines choses. Nous, nous. Ma tête est remplie du moment présent. Je crois pas que je réalise la chance que j'ai de t'avoir. T'es entière Manon. Et j'aime tes défauts. Et l'année prochaine, quand je pense que ca va continuer, c'est génial, crois moi. Tu mérites plus que n'importe qui d'être heureuse. Tu sais, j'oublierais, j'oublierais, mais je n'oublierais jamais qui tu es, ni tous les moments où tu as été là pour me faire sourire, pour m'empêcher de frapper certaines personnes, me changer les idées, où tu as été là pour moi. Ni combien Je t'aime. Bien plus que tout. Sois en sûre.

Tu m'as réappris à profiter de l'instant présent, à ne suffire qu'a soi-même, à se foutre du regard des autres (mais je maitrise pas encore bien ça ;). ).
Après tout, M&M, ce n'est plus qu'une évidence.

# Posté le samedi 04 avril 2009 17:06

Modifié le mardi 07 avril 2009 15:11

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